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 Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)

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joe



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MessageSujet: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Ven 05 Oct 2007, 05:08

Pour les quarante ans de sa mort, Ernesto "Che" Guevara, figure mythique d'une révolution par les armes consignée au siècle dernier, ne recevra guère d'hommages qu'à Cuba - où plus qu'un héros, "l'Argentin" est une institution - et en Bolivie, terre de son exécution.
A Cuba - où tous les écoliers commencent leur journée par prêter serment de "pionniers, pour le communisme, nous serons comme le Che" - le mausolée qui abrite les restes du "guérillero héroïque" depuis 1997 à Santa Clara (centre) sera le cadre des cérémonies commémoratives prévues pour l'anniversaire de sa disparition.
Fidel Castro, éloigné du pouvoir par la maladie depuis plus d'un an, ne devrait pas plus qu'à la fête nationale du 26 juillet apparaître pour ces commémorations. Son frère cadet Raul, qui assure l'intérim, pourrait le remplacer et rendre hommage à celui qu'il appelait l'"Argentin".
En Bolivie, une marche aux flambeaux se tiendra dans la soirée du 7 octobre à La Higuera, où le Che fut capturé quarante ans plus tôt, une flamme sera symboliquement allumée. Une "déclaration de Vallegrande", la ville voisine où ses restes ont été retrouvés en 1997, sera adoptée le lendemain, suivie le 9 d'une cérémonie politique.
Le 8 octobre 1967, l'armée bolivienne, accompagnée de deux agents de la CIA cubano-américains, capturait le Che à la tête d'une poignée de guérilleros encore en vie ayant survécu aux combats, à la faim et aux maladies.
Guevara fut conduit dans une école abandonnée où il passera sa dernière nuit. Le lendemain après-midi, le révolutionnaire sera exécuté sommairement par Mario Teran, un sergent bolivien. Le Che entrait dans la légende. Il avait 39 ans.
Un temps tombée en désuétude, la mythologie révolutionnaire, dont Che Guevara reste le symbole, a été ranimée en 1997 par la découverte de ses restes --dont l'identification demeure controversée-- et leur inhumation solennelle au mausolée de Santa Clara par Fidel Castro.
Dans le monde entier, l'image-culte du guérillero -- "la" photo du Cubain Alberto Korda prise en 1960 et la plus répandue au monde-- continue de faire l'objet d'une intense activité mercantile, reproduite sur des millions de T-shirts, de posters, de casquettes ou de sacs à main, prisés par la jeunesse des cinq continents mais aussi des stars du football ou de la chanson.
L'extrême-gauche européenne née des événements de 1968 et une partie de l'intelligentsia avaient largement contribué à sa popularisation.
Partisan déclaré de la violence politique, Ernesto Che Guevara, après des études de médecine en Argentine, avait fait la connaissance de Raul et Fidel Castro au Mexique avant de participer à la guérilla qui mena les "barbudos" au pouvoir à La Havane en 1959.
Après avoir supervisé pendant six mois la répression des "contre-révolutionnaires", il dirigea un temps la Banque centrale cubaine et le ministère de l'Industrie.
Artisan du rapprochement de la révolution cubaine avec Moscou, il s'éloignera ensuite des positions soviétiques favorables à la "coexistence pacifique" avec le bloc occidental pour défendre une stratégie de conquête du pouvoir par les armes, plus proche du maoïsme.
"D'autres terres du monde réclament la contribution de mes modestes efforts", écrira-t-il à Fidel Castro en quittant Cuba en 1965 pour porter le combat insurrectionnel en Afrique notamment.
S'ensuivirent des mois de "disparition" alors qu'il était au Congo à tenter d'y imposer la révolution armée, avant d'engager en Bolivie sa dernière guérilla.
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joe



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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Ven 05 Oct 2007, 05:10

Théoricien et grand artisan de la révolution cubaine victorieuse, Ernesto Guevara, dit le "Che", a échoué à en exporter le modèle lors de multiples tentatives jusqu'à sa fin tragique qui paradoxalement fera de lui la légende révolutionnaire du XXe siècle.
Quarante ans après sa mort, hormis quelques guérillas "résiduelles" de la guerre froide, seule subsiste de son héritage idéologique une image, objet d'un mercantilisme effréné, même si elle donne encore, de Gaza au Chiapas, un visage universel à la révolte.
Fils d'aristocrates désargentés, aîné de cinq enfants, Ernesto Guevara de La Serna, est né le 14 juin 1928, à Rosario en Argentine. Son enfance est marquée par de violentes crises d'asthme et sa passion des échecs et du rugby.
Etudiant en médecine, en 1951, il part à moto, une Norton 500 cc, avec son camarade Alberto Granado, à la découverte du continent sud-américain, pour un voyage dont il tiendra le journal.
En juillet 1955, son "destin" bascule avec la rencontre à Mexico d'abord de Raul Castro, puis de son aîné Fidel, amnistié et exilé après l'assaut raté à Cuba contre la Moncada. Il rencontre aussi sa première épouse Hilda Gadea, une marxiste péruvienne dont il aura une fille, Hilda Beatriz.
A 28 ans, l'Argentin s'engage au côté d'une poignée de Cubains, les Castro en tête, pour débarquer fin 1956 à Cuba où ils lancent la guérilla qui les portera au pouvoir en deux ans. Ernesto se révèle un impitoyable chef de guerre, exécutant lui-même traîtres et espions.
Marxiste-léniniste convaincu, les "modèles" soviétique et chinois, encore soudés, lui indiquent que "l'espoir est à l'Est".
Le "Che" prend la ville stratégique de Santa Clara en août 1958 et ouvre ainsi les portes de La Havane à Fidel qui y pénètre triomphalement en janvier 1959.
Toujours en treillis, sa barbe, son béret et ses cigares font déjà le bonheur des photographes.
Six mois, à la tête de "tribunaux révolutionnaires", il dirigera sans état d'âme les pelotons d'exécution de la forteresse de la Cabana, qui fusilleront un demi-millier de partisans de l'ancien régime.
Désormais "ultra", le Che entend radicaliser la révolution en l'orientant vers Moscou où il rencontrera Khrouchtchev en octobre 1960 et Pékin, où il sera reçu un mois après par Mao Tsé-Toung.
Après la Baie des cochons, pendant la "crise d'octobre" 1962, Guevara joue un rôle actif dans l'installation de missiles nucléaires soviétiques à Cuba, et partagera la fureur de Castro après le recul de Khrouchtchev.
Ses performances calamiteuses dans ses fonctions économiques, conduisent Castro à lui confier des missions diplomatiques. Il s'illustrera à la tribune des Nations unies en décembre 1964, par une harangue révolutionnaire, annonciatrice de l'activisme cubain en faveur du "tiers-monde".
Il prend en outre ses distances avec Moscou en février 1965 lors d'un discours à Alger où il accuse l'URSS de "complicité" avec "l'exploitation impérialiste", s'opposant à la "coexistence pacifique".
Le "Che", soupçonné de "trotskisme" ou de "maoïsme" par Moscou, embarrasse Castro.
Le 3 octobre 1965, le Cubain dévoile une lettre que lui a adressé Guevara dans laquelle il annonce sa démission de ses fonctions, renonce à sa citoyenneté cubaine octroyée en 1959 et son départ à l'étranger.
Il laisse derrière lui sa deuxième épouse, Aleida, une Cubaine, et leur quatre enfants.
Après un bref retour à Cuba en 1966, et une guérilla ratée au Congo, il repart allumer l'"incendie révolutionnaire" en Bolivie en vue de le propager à tout le continent sud-américain. Dans le collimateur de la CIA et de l'armée bolivienne, il est capturé le 8 octobre 1967 près de La Higuera. Le Che sera exécuté le lendemain.
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joe



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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Ven 05 Oct 2007, 05:12

Il y a "la" photo d'Ernesto Che Guevara immortalisé en 1960 par Alberto Korda. Il y eut aussi un homme que la chirurgie esthétique a souvent rendu méconnaissable, dont les multiples visages alliés à d'innombrables pseudonymes brouillaient les pistes de la CIA.
L'Argentin Ernesto Guevara de La Serna ne deviendra "le Che" qu'en 1954, quand, au Guatemala, son ami cubain Antonio Nico Lopez lui donna ce surnom pour moquer son tic de langage partagé par Argentins et Uruguayens: "che", signifiant "dis-donc", mais aussi "type" ou "mec"...
A cette époque, il ne porte pas encore de barbe et comme souvent en Amérique latine, cumulait les surnoms: "Ernestito" ou "Tete" en famille, "Pelao" (le rasé) à l'école, "Chancho" (le crasseux) au lycée, ou "Fuser", "Furibondo Serna" (Serna-le-furieux), sa signature de chroniqueur amateur de rugby, et encore "Francotirador" (franc-tireur)...
Alberto Korda racontera plus tard que sa célèbre photo, prise à l'automne 1960 à La Havane, était celle d'un homme enrhumé, revêtu d'un manteau fermé jusqu'au cou pour échapper au froid.
En 1964, c'est un Che rasé de près qui voyage secrètement au Congo Belge (la RDCongo, aujourd'hui) pour rejoindre la guérilla du leader assassiné Patrice Lumumba, à la tête d'un commando d'une centaine de Cubains.
Là, il se fera appeler Tatu ("trois", en swahili) mais l'échec de la guérilla le conduira ensuite en Tanzanie voisine, où il végètera des mois avant son évacuation vers la capitale tchèque Prague.
Fidel Castro lui enverra alors un dentiste et spécialiste des transformations faciales, Luis Garcia Gutierrez, dit "Fisin", aujourd'hui âgé de 85 ans, qui a récemment publié ses mémoires sous le titre: "La Otra cara del Combate" (L'autre visage du combat).
Le citoyen uruguayen du nom de Ramon Benitez Fernandez qui se rend à Prague, est un "Che" méconnaissable, grossi et bossu grâce à des artifices vestimentaires, et grandi par des chaussures renforcées.
Le cheveux court, sans barbe, affublé de lunettes épaisses, le visage déformé par une prothèse dentaire, le Che quittera l'Afrique l'air anodin, un rien benêt.
La CIA échouera à identifier "AMQUACK", nom de code assigné au guérillero. Quelques mois plus tard, "Fisin" le dentiste retrouvera Guevara à Prague pour examiner sa mâchoire et aider son retour à Cuba.
Et en 1966, il "sculte" à nouveau le visage du Che qui se prépare depuis Pinar del Rio (ouest) militairement et physiquement à mener sa dernière guérilla en Bolivie.
Les guérilleros cubains qui doivent l'accompagner sont pour la plupart des anciens de la Sierra Maestra, familiers du Che.
Quand il se présente à eux, aucun ne reconnaît le "Comandante" dans l'homme d'affaires un peu bedonnant, à moitié chauve et grisonnant, portant des lunettes à lourde monture noire.
Ses enfants non plus.
Le 12 novembre 1966, dans son journal de Bolivie, celui qui se fait appeler désormais Ramon, Fernando Sacamuelas ("Fernando Arrache-dents") ou Chaco, écrit: "Mes cheveux repoussent, encore que très clairsemés, les cheveux blancs tournent au roux et commencent à disparaître, la barbe me pousse. D'ici deux mois, je serai de nouveau moi-même."
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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Ven 05 Oct 2007, 05:13

"Il était venu pour nous aider et il est tombé dans un piège". Manuel Cortez, un paysan bolivien de La Higuera, n'oubliera jamais sa rencontre avec le "Che", peu avant sa capture et son exécution dans l'école du village il y a quarante ans.
Ce cultivateur de maïs de 63 ans est l'un des rares habitants encore en vie ayant croisé la route d'Ernesto "Che" Guevara, qui passa onze mois dans le maquis du sud-est bolivien pour allumer un foyer révolutionnaire en Amérique du sud.
"On ne connaissait pas bien les guérilleros à cette époque. On en avait peur. L'armée nous disait qu'ils venaient nous prendre nos terres", explique cet homme maigre aux sourcils broussailleux, dans un entretien à l'AFP.
Le 26 septembre 1967, le "Che" fait irruption dans le village, présentant ses compagnons d'armes.
"Les gens se sont enfuis quand ils sont arrivés. Il m'a dit : +je suis le Comandante Che Guevara, nous ne venons pas là pour vous tuer, mais pour partager+", raconte Manuel Cortez, qui se rappelle de son "regard pénétrant" et de ses crises d'asthme qui l'empêchait de parler.
Rassurés, les villageois se rapprochent et partagent avec les guérilleros un petit festin autour d'un cochon à la braise. Le même jour, un combat fait trois morts parmi les rebelles mais le "Che" parvient à s'enfuir à dos de mule.
Le 7 octobre, à la veille de la capture, le paysan se souvient de l'arrivée de 1.800 soldats dans le minuscule hameau de La Higuera, perché sur les hauteurs du maquis: "Ils savaient où le Che allait passer et avaient préparé une embuscade".
Le lendemain, l'armée anéantit la guérilla, prise au piège dans la Quebrada (ravin) del Churo. Manuel Cortez revoit les militaires escortant le "Che": "Il était blessé à la jambe, avec le regard triste, les cheveux défaits".
Cette nuit-là, les soldats boliviens "ont fait la fête et se sont saoulés à la bière". "Je me rappelle un qui disait à l'autre en riant: +tu le tues ou c'est moi+", poursuit le paysan.
Le 9 octobre, "plusieurs rafales de mitraillettes" retentissent à l'intérieur de l'école où était détenu le guérillero, troublant le silence du village: "J'ai compris qu'ils avaient tué le Che. J'ai couru et je l'ai vu, la poitrine en sang. Les soldats sautaient de joie, se donnaient l'accolade".
Quarante ans plus tard, Manuel Cortez, qui vit seul dans la même masure en terre et en bois, assure que ces souvenirs sont "gravés pour toujours dans sa tête". "J'avais beaucoup d'affection pour le Che. En fait, il luttait pour les pauvres. Je n'oublierai jamais le Comandante".
Le village, où trône un buste géant du guérillero, s'est depuis transformé en un petit mausolée à la mémoire du "Che", dont l'effigie orne la plupart des maisons.
L'école a été transformée en musée et les slogans inondent les murs: "Ernesto, ton combat est le chemin de nos vies", "Tu vis pour toujours, Che Comandante".
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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Ven 05 Oct 2007, 05:15

Le philosophe français Régis Debray a été rendu responsable de la capture de Che Guevara, accusé d'avoir "trop parlé" après son arrestation par l'armée bolivienne le 20 avril 1967 pour "participation active" à la guérilla.
A la mort du "Che", le 9 octobre 1967, Régis Debray, alors âgé de 25 ans, est emprisonné depuis plusieurs mois à Camiri (sud-est) en Bolivie, où a lieu son procès, accusé d'avoir participé à des accrochages qui ont fait 18 morts dans les rangs de l'armée bolivienne. "Danton", son nom de guérillero, encourt la peine de mort.
Le président bolivien de l'époque le général René Barrientos, avait été formel après sa capture, Debray "ce criminel, cet aventurier, ne fera pas l'objet d'une indulgence spéciale", tandis que le quotidien France Soir rapportait qu'il était "interrogé par des spécialistes américains arrivés du Centre de la lutte antiguérilla en Amérique latine".
Le 27 juin, à l'issue d'une visite de son avocat Me Walter Flores, ce dernier lâche une bombe en déclarant à la presse que les autorités boliviennes savent que le Che "a été et serait peut-être encore en Bolivie".
Selon l'avocat, Debray a indiqué aux autorités que le Che "serait rentré en Bolivie par Santa Cruz en novembre 1966. Il était déguisé et avait le crâne rasé. Il venait en Bolivie avec une mission bien précise: créer un foyer insurrectionnel qui puisse rendre possible à longue échéance un vaste mouvement de libération de l'Amérique latine."
Le Che, dans le maquis bolivien, suit les nouvelles à la radio et sait que le "Français" comme il l'appelle a été arrêté. Le 30 juin, il souligne dans son journal que "Debray a parlé plus que nécessaire bien que nous ne puissions savoir quelle implication cela a, ni quelles ont été les circonstances dans lesquelles il a dit ce qu'il a dit..."
Dans sa prison, Debray affirme à l'AFP le 20 août qu'au cours de ses interrogatoires, "on a voulu à toutes forces" lui faire dire où était Guevara.
"Après un mois, poursuit-il, j'ai eu la conviction, par des photos et des indices qu'on m'a présentés, que l'armée bolivienne savait depuis le mois de mars que Guevara était en Bolivie. Je n'avais alors plus de raisons de le cacher d'autant que je savais alors qu'il avait quitté le pays".
Condamné le 17 novembre 1967 à 30 ans de "prison militaire", échappant à la peine capitale, "Danton" n'en purgera pas tout à fait quatre.
"Parce qu'il avait coopéré", estime l'ancien agent de la CIA cubano-américain Felix Rodriguez, alias "Ramos", qui a pris part à la traque du Che, présent lors de sa capture et de son exécution à La Higuera. Dans un livre paru en 1989, intitulé "Shadow Warrior", "Ramos" ajoutera que le "Français avait été débriefé à fond (...), avait raconté aux Boliviens et à la CIA tout ce qu'il savait des opérations du Che".
A Buenos Aires en 1996, pour la fille aînée de Guevara, Aleida, il n'y a pas de doute, "tout indique que Debray a parlé plus que nécessaire", en écho aux mots de son père.
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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Ven 05 Oct 2007, 05:16

Quarante ans après la mort du Che, les pays d'Amérique latine tendent à s'inscrire à gauche avec des gouvernements qui n'ont pas conquis le pouvoir par les armes, contrairement à son projet de révolution, mais par la voie démocratique, face aux guérillas de gauche moribondes.
Convaincu que la force des idéaux et la lutte armée viendraient à bout des injustices et libèreraient les peuples opprimés, le révolutionnaire argentin s'est acharné à combattre l'hégémonie des Etats-Unis, à dénoncer l'impérialisme et à défendre l'internationalisme latino-américain rêvant de faire naître "l'homme nouveau".
Ses détracteurs n'ont eu de cesse de souligner ses échecs, dénoncer ses dérives sanglantes et encourager la désaffection pour le "guévarisme" qui s'est amorcée dans les années 80, en même temps que le bloc soviétique s'effondrait. Au contraire, le camp des admirateurs de Guevara veut voir sa pensée dans l'évolution politique en Amérique latine.
"La présence du Che en Amérique latine est plus profonde et réelle que jamais. Aujourd'hui, il se produit quelque chose qu'il n'avait pas imaginé. Le rêve que de multiples formes de socialisme puissent exister. Il aurait salué celui du Venezuela, de Bolivie, du Brésil, du Nicaragua, de l'Uruguay, de l'Equateur", a déclaré à l'AFP le chef du parlement cubain, Ricardo Alarcon.
La gauche latino-américaine, aux tendances multiples, de radicales à modérées, s'est notamment imposée lors d'un intense cycle électoral en 2006, emmenée par un rejet généralisé de l'interventionnisme nord-américain proéminent et contre lequel le Che s'insurgeait.
La pensée du Che est omniprésente dans les discours des présidents du Venezuela, Hugo Chavez, et de Bolivie, Evo Morales, et lorsque Rafael Correa a remporté les élections présidentielles en Equateur en décembre 2006 il n'a pas manqué de clamer le célèbre slogan du révolutionnaire : "hasta la victoria siempre !" (jusqu'à la victoire).
L'Armée de libération nationale (ELN), qui est une des dernières guérillas
guévaristes du continent sud-américain, opère depuis 1964 en Colombie mais elle
a amorcé un dialogue depuis deux ans avec le gouvernement d'Alvaro Uribe en quête d'un plan de paix.
L'Armée zapatiste de libération nationale (ELZN) dirigée par le sous-commandant Marcos qui peignait le portrait du Che sur les murs quand elle s'est insurgée dans le Chiapas, au sud du Mexique en janvier 1994, explore depuis peu la possibilité de quitter la clandestinité et d'agir en force politique légale.
Quant à l'Armée populaire révolutionnaire (EPR), née en 1996 opérant également au sud du Mexique et issue de guérillas des années 60, elle n'est plus guère active, hormis deux attentats commis en juillet et septembre contre des complexes pétroliers qu'elle a revendiquée.
Des groupes, tels que le Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA) au Pérou, sont en cours de démantèlement et d'autres encore qui avaient vu le jour dans les années 60 et 70 pour résister aux dictatures ou gouvernements de droite soutenus par les Etats-Unis, ont aujourd'hui abandonné les armes pour s'intégrer à la société civile et politique à la fin de la guerre froide.
"Le Che n'a pas échoué. Les peuples s'épuisent. Mais les révolutions restent possibles", a déclaré à l'AFP la fille aînée du révolutionnaire, Aleida Guevara March. Et si les socialistes ne sont pas parvenus à produire "d'autres Vietnam", comme le souhaitait son père en référence à la résistance vietcong aux Américains, elle estime que les Etats-Unis "produisent eux-mêmes leurs autres Vietnam".
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joe



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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Ven 05 Oct 2007, 05:17

Ernesto "Che" Guevara hante depuis quarante ans le maquis bolivien, où le guérillero latino-américain perdit la vie mais remporta une légende.
A 1.000 kilomètres au sud-est de La Paz, les habitants de Vallegrande, le village choisi par les autorités pour exposer sa dépouille comme un trophée avant de l'enterrer en secret, l'appellent "Santo Ernesto".
Après onze mois de guérilla dans cette région montagneuse, à la tête d'une poignée de compagnons, "Che" Guevara fut capturé le 8 octobre 1967 lors d'une embuscade dans la Quebrada (le ravin) del Churo et exécuté le lendemain dans l'école de La Higuera, un hameau voisin.
"Il était arrivé ici pour notre bien mais les Boliviens l'ont trahi", clame José Mujica.
Vêtu d'un costume élimé, ce tailleur de 84 ans, qui arpente d'un pas alerte les rues poussiéreuses de Vallegrande, se rappelle de l'"acharnement" des Rangers boliviens, commando d'élite de l'armée, appuyés par des agents américains.
"Les soldats et les gringos nous menaçaient de représailles si nous refusions de coopérer", déplore-t-il.
A cette époque, les autorités avaient même fait retirer la cortisone des pharmacies de la région, dans le seul but d'empêcher de se soigner les guérilleros et notamment le "Che", très affaibli par des crises d'asthme.
Susana Ocinaga, l'infirmière qui lava son cadavre ensanglanté et boueux sur
le lavoir de l'hôpital, fut marquée à vie par "ses yeux grand ouverts": "j'avais l'impression qu'il me suivait du regard, qu'il allait me parler".
Pour cette grand-mère de 74 ans, le "Che" est "lié pour toujours à la région par son sang", même si ses restes - découverts durant l'été 1997 dans une fosse après les révélations d'un général bolivien - ont été depuis rapatriés à Cuba.
Son esprit plane sur la route qui serpente entre Vallegrande et La Higuera au milieu des falaises escarpées. En raison de sa forme, un rocher a été baptisé "le béret du Che" et affublé d'une étoile.
"Les gens disent qu'il l'a perdu avant son dernier combat", lâche en riant Gonzalo Flores, l'un des nombreux guides profitant du "Guevaratour", un circuit touristique calqué sur le parcours de la guérilla.
Fils d'un militaire, ce maçon de 30 ans a longtemps pris le "Che" pour une "mauvaise personne", avant de s'apercevoir grâce aux études que "c'était un grand homme".
Sous la dictature du général Hugo Banzer, le maire de Vallegrande fut emprisonné en 1971 pour avoir proposé de baptiser une avenue au nom du "Che".
Aujourd'hui, même des soldats boliviens, qui l'ont combattu, lui témoignent du respect, à l'image d'Ananias Mariscal, qui échappa à une embuscade de la guérilla.
"Je l'admire car c'était un combattant vaillant. A l'époque, on était de jeunes recrues et le Che était un inconnu. Les chefs nous disaient qu'il voulait annexer notre pays"", confie ce sexagénaire au visage marqué, déplorant que les soldats n'aient eux jamais eu "droit à la reconnaissance de l'Etat".
"Si j'avais connu son idéal de justice, je serai passé dans l'autre camp.
En mourant, le Che est devenu une légende", affirme-t-il. "S'il était venu sans arme, peut-être aurait-il remporté la victoire".
Dans son "journal de Bolivie", carnet de bord de la guérilla, Guevara reconnaît à plusieurs reprise le "manque total de mobilisation" de la population, essentiellement des indiens Guaranies.
A La Higuera, où le culte du "Che" se lit, entre effigies et slogans, sur les murs des maisons, Manuel Cortez, un paysan de 63 ans, qui se souvient de son "regard pénétrant" reconnaît que les habitants en avaient "peur".
"En fait, il luttait pour les gens pauvres. Je n'oublierai jamais le Comandante", murmure-t-il avec émotion.
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CHEQUEBAMBRA



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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Dim 21 Oct 2007, 21:28

يقول تشي غيفارا

إنني أحس على وجهي بألم كل صفعة تُوجّه إلى مظلوم في هذه الدنيا، فأينما وجد الظلم فذاك هو وطني.
الثورة قوية كالفولاذ، حمراء كالجمر، باقية كالسنديان، عميقة كحبنا الوحشي للوطن..
لا يهمني اين و متى ساموت بقدر ما يهمني ان يبقى الثوار يملئون العالم ضجيجا كي لا ينام العالم بثقله على أجساد الفقراء.
ان الطريق مظلم و حالك فاذالم تحترق انت وانا فمن سينير الطريق.
لن يكون لدينا ما نحيا من أجله .. إن لم نكن على استعداد أن نموت من أجله.
يمكنك ان تقتلع كل الزهور لكن لا يمكنك ايقاف طلعة الربيع
افضل ان اموت واقفا على ان احيا راكعا

واعتقد ان هذا المبدأ مبدأ رائع يجب ان يحتذي به المرء في حياته
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MessageSujet: La Biographie de Che GUEVARA   Ven 01 Mai 2009, 22:56


CHE GUEVARA






Ernesto Rafael Guevara de la Serna est né le jeudi 14 juin 1928 à Rosario, Argentine. Il est le premier fils de l’architecte Ernesto Guevara Linch, de descendance espagnole et irlandaise de par sa mère, et de Celia de la Serna et de la Llosa, descendante d’une famille fortunée. Ernesto ou "Teté", comme le surnommeront ses parents, a quatre frères et sœurs : Roberto, Celia, Ana María et Juan Martín. Le couple Guevara-de la Serna, s’est marié en 1927 puis s’en est allé vivre à Puerto Caraguatay, dans la province de Misiones, où ils ont une exploitation d’herbe à mate. Celia étant enceinte, ils décident de se rendre à Buenos Aires en bateau sur le río Paraná, pour que le bébé naisse en toute sécurité. Mais le 14 Juin 1928, le bateau doit faire une halte dans le port de Rosario, province de Santa Fe. L’accouchement de Celia se déroule plus tôt que prévu, et le bébé vient au monde dans la maternité de l’Hôpital Centenario. Ses parents le prénomment Ernesto Rafael.

A la fin de l’année 1929, la famille s’installe dans la rue Alem, quartier de San Isidro, à Buenos Aires. C’est là que naîtra le 31 décembre la sœur de Ernestito, Celia. Le 2 Mai 1930, Ernesto qui n’a pas encore deux ans tombe malade. Il souffre de sa première crise d’asthme. En 1931, la famille déménage dans un faubourg élégant de la capitale, rue Bustamente y Peña, où naîtra Roberto, le 18 Mai 1932. En raison des problèmes de santé de Ernesto, la famille va changer plusieurs fois de résidence, jusqu’à ce qu’un médecin ne leur conseille de se rendre à Alta Gracia, dans la province de Córdoba. Le climat plus sec de cette région est favorable à Ernesto, et ils décident donc de louer une maison à Villa Carlos Pellegrini. La maison de deux étages s’appelle "Villa Chiquita", et c’est là que va naître Ana María.

Les problèmes de santé de Ernesto conduisent sa mère Celia à se charger de son éducation primaire. Puis il suivra normalement les cours à l’école San Martín, puis au collège Manuel Solares. En Mars 1942 il commence ses études secondaires au Collège National Déan Funes, à Córdoba, à environ 45 kilomètres de Alta Gracia. La famille Guevara-de la Serna va vivre à Alta Gracia jusqu’au début de 1943, année où Ernesto fait connaissance des frères Granado et Ferrer, avec lesquels il se liera d’amitié pour très longtemps. Au cours de l’été, ils déménagent une fois encore pour habiter une maison dans la rue Chile à Córdoba. C’est au mois de Mai que naît Juan Martín.

En 1946, la famille déménage à Buenos Aires pour aller vivre dans un appartement de la grand-mère paternelle. Quand la grand-mère, Ana Isabel, tombe gravement malade, Ernesto la veille durant 17 jours, et à sa mort, il annonce qu’il étudiera la médecine au lieu des études d’ingénieur qu’il avait envisagé.

Ernesto est jugé inapte pour le service militaire en raison de sa maladie. En 1947 il commence ses études de médecine et montre peu d’intérêt envers la politique et les mouvements de protestations des étudiants, même si ses parents, et plus particulièrement sa mère, sont des militants anti-péronistes. Mais à la fin de l’année il fait connaissance de Berta Gilda Infante, connue sous le nom de Tita. Elle est membre de la Jeunesse Communiste Argentine. Ils deviennent vites bons amis et Ernesto lit avec elle les textes marxistes et ils discutent de la réalité politique de l’époque.

C’est en Octobre 1950, qu’il décide de faire son premier voyage en Amérique Latine, en passant par le Chili, le Pérou et la Colombie. Il est le spectateur attentif des problèmes sociaux des pauvres de ces pays, et cite dans ses notes la phrase de José Marti : "Je veux unir mon destin à celui des pauvres du monde". Le 29 Décembre 1951, il part avec son ami Alberto Granados à travers le continent sud-américain. Mais la moto sur laquelle ils font le voyage, une Norton 500 c.c., les lâche et ils doivent travailler, soit comme assistant médecin ou effectuant des petits boulots, pour continuer leur périple.

Ernesto revient à Buenos Aires en Août 1952 pour poursuivre ses études de Médecine. Il reçoit le titre de Docteur en Médecine et Chirurgie le 11 Avril 1953 à l’Université de Buenos Aires. Le 7 Juillet 1953 il part une nouvelle fois en voyage à travers l’Amérique du Sud et Centrale. Il est accompagné par Carlos Ferrer "Calica". Il observe en Bolivie les changements sociaux apportés par le Mouvement Nationaliste Révolutionnaire arrivé au pouvoir. Puis ils visitent le Pérou, l’Equateur, le Panamá et le Costa Rica, où ils font la connaissance des cubains Calixto García et Severino Rosell, qui avaient participé à l’assaut du Cuartel Moncada. Ils poursuivent le voyage et visitent le Nicaragua, le Honduras et le Salvador, pour finalement arriver au Guatemala en 1953.

Au Guatemala, le Che poursuit sn éducation politique à travers l’amitié qu’il lie avec l’économiste et exilée péruvienne d’origine indienne, Hilda Gadea Ontalia, ancien membre du Parti Apriste (APRA, Alianza Popular Revolucionaria Americana). Il se lie d’amitié également avec un groupe de révolutionnaires cubains, qui le 26 Juillet 1953 prirent part à l’assaut du Cuartel Moncada. Parmi eux se trouve Nico López, qui baptisera Ernesto du surnom de « Che ».

Il se tient au courant auprès d’eux des actions entreprises et prend la ferme décision de poursuivre la lutte dès la libération de Fidel Castro et d’autres camarades. Ernesto Che Guevara se met en contact avec le Parti Guatémaltèque du Travail et officie comme médecin dans les syndicats. Il participe activement à la politique interne du pays pour la défense du gouvernement démocratique et révolutionnaire de Jacobo Arbenz. Mais après l’invasion organisée par la CIA, Arbenz tombe en Septembre 1954.

En tant qu’argentin et en raison de sa position en faveur du gouvernement de Arbenz, Ernesto Che Guevara ne peut rester plus longtemps au Guatemala, et après avoir demander asile auprès de l’Ambassade d’Argentine, le Che décide de se rendre à Mexico, où il travaillera comme photographe et à l’Hôpital Général. Un mois plus tard il est rejoint par Hilda Gadea et Nico López.

Un jour, de visite chez María Antonia Gonzales, au Numéro 49 de la rue José Amparán, Ernesto fait connaissance de Raúl et Fidel Castro. María Antonia est une cubaine résidant à Mexico, qui collabore efficacement avec les révolutionnaires exilés. Au cours de cette réunion, le Che reste à converser durant une dizaine d’heures avec Fidel, durant lesquelles ils échangent tout type d’opinions. Le leader de la révolution cubaine lui explique les raisons de sa lutte contre le dictateur Batista. A la fin de cette conversation le Che fait dès lors parti du groupe.

Il se marie le 8 Août 1955 avec Hilda à Tepotzotlán, près de Mexico. Hilda est enceinte et le futur parrain est Raúl Castro. Le 15 Février 1956, naît Hilda Guevara Gadea. Ernesto reste 57 jour dans la prison Miguel Schultz après avoir été arrêté par la police mexicaine dans la hacienda "Santa Rosa", Popocatépetl, à 35 kilomètres de la capitale, qui était le camp d’entraînement des révolutionnaires cubains qui préparaient une attaque contre Cuba, et qui étaient dirigés par le Général Alberto Bayo, un ancien colonel de l’Armée Républicaine pendant la Guerre Civile en Espagne.

Le Che a toujours caché ses activités révolutionnaires à ses parents, et il leur envoie une lettre les informant de sa situation et leur annonçant sa séparation avec Hilda. Le Dimanche 25 Novembre 1956, de l’embouchure du río Tuxpán au Mexique, Ernesto Che Guevara s’en va avec le "Granma" avec 81 autres hommes à bord, un yacht d’une capacité de 25 personnes seulement, que Fidel Castro avait acheté à une entreprise nord américaine.

Une semaine plus tard, le Dimanche 2 Décembre, ils débarquent à Los Cayelos, à l’est de Cuba, commençant la guérilla révolutionnaire dans les montagnes de la Sierra Maestra. Dès le début, le Che se distingue en tant que combattant de la lutte révolutionnaire à Cuba contre la tyrannie du dictateur Fulgencio Batista. Le 1er Mars 1958, est diffusée pour la première fois « Radio Rebelde », une radio créée par le Che.

A la fin du mois d’Avril 1958, Ernesto est envoyé depuis Jibaro, dans la Sierra Maestra, à la tête du commando de la 8ème Colonne vers la région centrale du pays. Ils arrivent jusqu’à la Sierra del Escambray, province de Las Villas, où ils vont monter un camp de base. Le Che participe avec beaucoup d’ardeur aux combats et plus particulièrement à la Bataille de Santa Clara le 1er Décembre 1958, laquelle s’avère très importante dans leur objectif principal : faire tomber la dictature et faire triompher la Révolution Cubaine. Le 1er Janvier 1959, Cuba est libéré, et Batista part en exil.

Le 2 Janvier, Camilo Cienfuegos Gorriarán entre dans La Havane, paralysée par une grève générale. Le lendemain le Che y fait son entrée, et le Dimanche 8 Janvier, Fidel Castro entre victorieusement dans la capitale. Les parents du Che arrivent le Lundi à Cuba, 6 ans après la dernière rencontre avec leur fils. Le 21 Janvier, Hilda Gadea et Hildita viennent vivre à La Havane.

En égard aux services rendus à Cuba, Ernesto Che Guevara est déclaré citoyen cubain par le Conseil des Ministres le Lundi 9 Février 1959. Au mois de Mars 1958, Ernesto avait fait la connaissance à Escambray une jeune cubaine de 22 ans, Aleida March Torres, et le 2 Juin 1959 le mariage est célébré après que le divorce fut prononcé entre le Che et Hilda Gadea le 22 Mai 1959.


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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Ven 01 Mai 2009, 22:56

Du 12 Juin au 5 Septembre, Ernesto Che Guevara est en mission pour le gouvernement cubain en Egypte, Soudan, Inde, Birmanie, Indonésie, Ceylan, Japon, Maroc, Yougoslavie et en Espagne. Durant plusieurs années il rempli des fonctions officielles au sein du gouvernement cubain. Parmi ces différentes charges gouvernementales, militaires et économiques, il est nommé Chef des Forces Armées Révolutionnaires, Chef de l’Industrie et de la Réforme Agraire, et le 26 Novembre 1959 il occupe le poste de Président de la Banque Nationale de Cuba.

Le 4 Mars 1960, dans un attentat organisé par la CIA, le bateau belge « La Couvre », qui apportait des armes à Cuba, explose dans le port de La Havane. Le lendemain, Alberto Korda prend la célèbre photo du Che en hommage aux victimes de l’attentat, et au cours de la cérémonie Fidel Castro prononce cette phrase qui restera dans l’histoire : "Patria o muerte. ¡Venceremos!" (La Patrie ou la mort. Nous vaincrons !).

Le Che préside de nombreuses missions officielles au nom du Gouvernement Révolutionnaire. Du 22 Octobre au 9 Décembre, il est à la tête de la mission économique de Cuba qui est de visite en URSS, Tchécoslovaquie, RDA et République Populaire de Chine. Le 19 Octobre 1960, Les Etats-Unis décrètent l’embargo commercial de Cuba. Le 17 Novembre, pendant son séjour en Chine, vient au monde Aleida Guevara March, ou "Aliusha", à La Havane. C’est là également que naîtront ses autres frères.

Le 3 Janvier 1961 les Etats-Unis rompent leurs relations diplomatiques avec Cuba. Le 23 Février 1961, le Che est nommé Ministre de l’Industrie et Membre du Conseil Central du Plan. Le 20 Mai 1962 naît son fils,Camilo, nom qu'il lui donne en hommage à son camarade Camilo Cienfuegos, qui mourut tragiquement dans un accident aérien. Du 17 au 20 Avril 1961, Ernesto Che Guevara occupe le commandement militaire de Pinar del Río pendant l’attaque de mercenaires sur la Plage Girón, dans la Baie des Cochons (Bahía de los Cochinos), au cours de laquelle 1500 contre révolutionnaires cubains tentent d’envahir l’île dans une opération organisée et financée par la CIA. Les révolutionnaires mettront en déroute les mercenaires en moins de 72 heures.

Le 4 Août, le Che est à la tête de la délégation cubaine lors de la Conférence des Amériques de Punta del Este en Uruguay. La délégation est reçue à l’Aéroport National de Carrasco par des milliers de personnes chantant des slogans anti-yankees et aux cris de « vive la Révolution Cubaine ». En Octobre 1962 et jusqu’en Novembre de la même année, Ernesto occupe le commandement militaire des troupes de Pinar del Río pendant la Crise d’Octobre.

Lors de sa présence à Cuba, le Che œuvre dans de nombreuses tâches : il est l’initiateur du Travail Volontaire dans tout le pays, de l’organisation des Forces Armées Révolutionnaires (FAR) ; il est le fondateur de la revue Verde Olivo, où il écrit de nombreux articles ; il est l’auteur de différents livres et essais. Les œuvres du Che les plus connues sont : « Diario de Bolivia », « Discurso en Argel », « Discours lors de la XIXème Assemblée Générale des Nations Unies », « El cuadro, columna vertebral de la revolución », « El Socialismo y el Hombre en Cuba », « La Guerra de Guerrillas », « Mensaje a los Pueblos del mundo a través de la Tricontinental », « Pasajes de la Guerra Revolucionaria », « Reforma Universitaria y Revolución », « Sobre la construcción del Partido », « Solidaridad con Vietnam del Sur », « Táctica y Estrategia de la Revolución Latinoamericana ».

Le 14 Juin 1963 naît le quatrième enfant du Che, le troisième avec Aleida. C’est une fille qui sera appelée Celia, en hommage à sa mère. Le 19 Mars 1964, vient au monde Omar Pérez, fruit de la relation extraconjugale que Ernesto a eu avec Lidia Rosa López. Du 20 Mars 1964 au 13 Avril, le Che est à la tête de la délégation cubaine pendant la conférence de l’ONU pour le Commerce et le Développement à Genève, en Suisse. Du 15 au 17 Avril, il est en visite en France, Algérie et Tchécoslovaquie. Il visite l’URSS du 5 au 19 Novembre et participe au 47ème Anniversaire de la Révolution d’Octobre. Il préside à nouveau la délégation cubaine lors de l’Assemblée Générale de l‘ONU à New York du 9 au 17 Décembre. Puis il se rend en Algérie.

En Janvier 1965, Ernesto Che Guevara est en République de Chine, puis au Mali, Congo (Brazzaville), Guinée, Ghana, Dahomey, Tanzanie, Egypte, Algérie et revient à La Havane le 14 Mars. Sa dernière intervention publique à Cuba a lieu le 15 Mars quand il fait un compte rendu de ses voyages à l'étranger devant ses collaborateurs de Ministère de l‘Industrie. Afin de poursuivre plus en avant ses idéaux libertaires, il sollicite de la Direction de la Révolution Cubaine son détachement des responsabilités qui le lient à Cuba, pour reprendre la lutte armée en solidarité avec les peuples du monde.

Le 1er Avril 1965 il écrit des lettres d’adieux à ses parents, ses enfants et Fidel Castro, et s’en va pour le Congo. C’est dans ce pays qu’il apprendra la mort de sa mère. Un an plus tard, le Jeudi 3 Novembre 1966, Ernesto Che Guevara arrive à La Paz, en passant par Madrid et Sao Paulo. Il entre clandestinement en Bolivie sous le nom de Adolfo Mena González, fonctionnaire péruvien de l’Organisation des Etats Américains et possède au cas où, un passeport uruguayen au nom de Ramón Benítez Fernández.

Le 7 Novembre il se trouve dans une hacienda de Ñancahuasú où, avec un petit groupe de combattants boliviens, cubains et autres nationalités, il fonde l’Armée de Libération Nationale de la Bolivie (Ejército de Liberación Nacional de Bolivia). Pendant son séjour en Colombie, il est connu en tant que "Comandante Ramón", et également "Fernando el sacamuelas". Mais 11 mois plus tard, après avoir été fait prisonnier et sérieusement blessé, Ernesto Che Guevara est exécuté, le Dimanche 8 Octobre 1967 à 13h10, par des soldats boliviens dirigés par des agents de la CIA, dans la petite école du village de La Higuera, province de Chuquisaca.

Le 18 Octobre 1967, su la Place de la Révolution, Fidel Castro informe le demi million de cubains présents de la mort du Commandant Ernesto Che Guevara : « Tu as disparu physiquement, mais ton image et tes idéaux restent et resteront présents en nous, parce que ceux-là ils ne pourront jamais les tuer avec des balles ».


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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Ven 01 Mai 2009, 23:07

Merci Fahd
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joe



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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Sam 02 Mai 2009, 11:49

il y a un sujet sur le ché dans débat et culture
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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Sam 02 Mai 2009, 16:06

On a fusionner les deux sujets.
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MessageSujet: Re: Dossier spécial sur Che Guevara (40 ans après sa mort)   Aujourd'hui à 02:22

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